Le Cese rend son avis sur la réforme de l’école

Publié le 21/01/2013
La loi de programmation sur la refondation de l’école examinée a a reçu l’aval du Cese (Conseil économique, social et environnemental). Avec quelques réserves.

Bon travail, des points à améliorer. C’est la teneur générale de l’avis rendu le 16 janvier par le Cese sur le projet de loi pour la refondation de l’école qui devait être examiné en conseil des Ministre le 23 janvier.

L’auteur de l’avis, Xavier Nau, groupe CFDT, rapporteur pour la section de l’éducation, de la culture et de la communication du Cese, s’est réjoui de retrouver dans le projet de loi de programmation les objectifs généraux et les préconisations énoncées par le Cese dans le rapport sur « Les inégalités à l’école » de septembre 2011. Avec néanmoins  une toute première réserve : que les décrets de mise en œuvre de la loi ne tardent pas à être publiés et n’en trahissent pas l’esprit.

Parmi les priorités retenues dans le cadre de la prochaine loi, Xavier Nau cite par exemple l’attention particulière apportée à l’enseignement du premier degré, moment de la scolarité où apparaissent les difficultés et où se creusent les inégalités.

Autre bon point, la restauration de la formation initiale des enseignants, alors que celle-ci avait disparu, avec la création des ESPE, écoles supérieures du professorat et de l’éducation. Le rapport du Cese approuve également la réaffirmation du principe d’un socle commun de compétences, de connaissances et de culture que les élèves doivent avoir acquis en fin de 3ème, ainsi que la refonte de l’éducation prioritaire.

Parmi les réserves émises, la plus importante concerne la formation continue des enseignants. « La réforme suppose d’enseigner autrement et sa mise en œuvre  reposera majoritairement sur les 650 000 enseignants déjà en poste, explique Xavier Nau, or la formation continue est sinistrée et il n’est fait mention nulle part de disposition budgétaire pour qu’un effort soit fait dans ce sens. »

Sur les rythmes scolaires, sujet difficile tant les intérêts divergent, le Cese prend acte du retour à la semaine de 4,5 jours « qui prend parti de l’intérêt de l’enfant et doit permettre une meilleure organisation de la journée de classe. » L’institution recommande une réflexion sur le sujet des petites vacances, du zonage, de l’organisation de l’année scolaire et de sa durée, en concertation avec les différents partenaires. Soit une véritable réforme des rythmes scolaires.

Marie-Nadine Eltchaninoff