Enjeux du numérique : la nécessaire régulation

Publié le 06/02/2013 (mis à jour le 08/02/2013)
« Jamais l’information n’a autant circulé, ce qui est un progrès indéniable pour la démocratie. » Laurent Joffrin faisait ce constat optimiste lors du colloque sur le numérique organisé par la fédération de la culture et la communication de la CFDT le 6 février.

Le directeur du Nouvel Observateur a notamment mis en avant la capacité d’autorégulation d’internet : « Les internautes attendent que les informations soient vérifiées et savent les hiérarchiser. » La question de l’autorégulation était au cœur de trois tables rondes, qu’elles abordent les mécanismes d’optimisation fiscale développés par des acteurs comme Google ou Apple, les copies et échanges d’œuvres, les évolutions de la télévision ou de la presse mais aussi la réduction des emplois dans les industries culturelles. L’avocat Christian Soulié a souligné l’inertie des pouvoirs publics dans la mise en place d’une législation efficace protégeant la création. Des instances comme l’UIT (Union internationale des communications) peuvent fonctionner, a répondu Ivan Béraud. La régulation est un enjeu dans de nombreux domaines, a conclu le secrétaire général de la F3C-CFDT, insistant sur le fait que la concurrence libérale entre des acteurs aux modèles économiques différents était vouée à l’échec. Dans le Comité stratégique de la filière numérique ou les commissions paritaires nationales de l’emploi et de la formation professionnelle (CPNEF), les organisations syndicales peuvent impulser une politique de régulation et d’anticipation, a rappelé Ivan Béraud, notant que la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences était plus que jamais nécessaire. Autant d’enjeux qui seront débattus lors du congrès de la F3C à Amiens, en juin.

Nadège Figarol