Attentats et etat d’urgence : un comité de suivi des conséquences

Publié le 25/11/2015

Organisations syndicales et patronales ont été reçues par le Premier ministre suite aux attentat et à la déclaration de l'tat d'urgence. Un comité de suivi se réunira tous les quinze jours. La CFDT sera particulièrement attentive aux conséquences sur l'emploi et le travail que lui feront remonter les adhérents CFDT.

Une semaine après les attentats qui ont fait 130 morts dans la capitale, organisations syndicales et patronales ont fait le point avec le Premier ministre, Manuel Valls, et la ministre du Travail, Myriam El Khomri. « Il est important que nous puissions témoigner de ce que vivent les travailleurs – salariés comme agents publics – et que nous anticipions les conséquences économiques de la situation, a déclaré le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger. Mais en tant qu’organisation syndicale, nous sommes également des acteurs de la cohésion sociale, du vivre-ensemble et de la démocratie. La CFDT entend assumer sa part de responsabilité face à ces enjeux. » Illustrant aussitôt son propos, Laurent Berger a estimé, s’appuyant sur la déclaration du Bureau national du 19 novembre, que « l’état d’urgence offre un cadre d’exception temporaire, nécessaire pour faire face aux menaces imminentes. Mais un suivi est nécessaire pour garantir son bon usage » et évaluer ses conséquences « sur l’emploi, le travail, l’économie et le vivre-ensemble ».

Un travail dans le temps

À l’issue de la rencontre, le Premier ministre a chargé la ministre du Travail de mettre en place un comité de suivi avec les partenaires sociaux. « Plusieurs axes de travail ont été dégagés, a indiqué Manuel Valls : sécurité dans les lieux de travail, continuité de l’activité des entreprises, rôle des employeurs et des organisations syndicales dans la détection de la radicalisation. » Quant aux manifestations, Matignon a estimé que « les circonstances actuelles nécessitent une très grande responsabilité dans le choix des lieux, des parcours et des dates de rassemblements, dans un dialogue constant entre l’Etat et les organisations syndicales. »

aseigne@cfdt.fr