Affaire Findus : la CFDT demande un droit d’alerte des salariés

Publié le 11/02/2013
Dans l’attente des résultats des différentes enquêtes cette affaire, la Fédération générale de l’agroalimentaire CFDT se montre très prudente, tout en insistant sur la nécessité de mettre en place un étiquetage sur l’origine des produits entrant dans la composition des plats préparés.

Néanmoins, Patrick Massard, le secrétaire général de la FGA-CFDT rappelle que la fédération porte depuis de nombreuses années trois revendications qui auraient peut-être permis d’éviter ce scandale. Elles concernent d’abord l’étiquetage. « Nous réclamons un étiquetage sur l’origine des produits entrant dans la composition des plats préparés, affirme Patrick Massard. Chacun sait dans l’agroalimentaire que les produits transformés en France sont étiquetés “made in France”, ça ne suffit pas. On ne doit pas berner les consommateurs sur l’origine. »

Ensuite, un droit d’alerte et de retrait des salariés. « Comme pour les conditions de travail, ce droit pourrait s’appliquer aux tricheries, aux dysfonctionnements sanitaires observés par le salarié. » L’exercice de ce droit s’accompagnerait d’une protection des salariés qui y auraient recours. Enfin, La FGA préconise un renforcement des contrôles sanitaires. « La tendance est à l’autocontrôle dans l’agroalimentaire et à la suppression des contrôles effectués par des agents du ministère de l’Agriculture, qui sont indépendants. Le gouvernement doit inverser cette tendance. »

Didier Blain