[Vidéo] La réforme de l’école doit avancer

Publié le 28/08/2014

Le changement de ministre à la tête de l’Éducation nationale ne doit pas occulter l’essentiel. Pour le Sgen-CFDT, les réformes doivent se poursuivre, et la priorité budgétaire doit être préservée.


 « L’école est-elle encore une priorité politique ? » - Frédéric Sève, secrétaire général du Sgen-CFDT, répond à nos journalistes.


Le nom du successeur de Benoît Hamon n’était pas encore connu lorsque le Sgen-CFDT a tenu le 26 août sa traditionnelle conférence de presse de la rentrée. 
L’arrivée de Najat Vallaud-Belkacem à la tête de l’Éducation nationale a, depuis, été saluée par la fédération idoine, qui se réjouit de voir une femme accéder à cette responsabilité et apprécie l’engagement de la ministre en faveur de l’égalité femmes-hommes. Une nouvelle période s’ouvre donc, au cours de laquelle la « priorité à la jeunesse », promise par François Hollande en début de quinquennat, « doit être réactivée », selon le syndicat. L’Éducation nationale reste une priorité budgétaire. « Nous attendons de la nouvelle ministre qu’elle s’inscrive dans cette programmation », insiste Frédéric Sève, secrétaire général de la fédération.

« Où est passée la réforme du collège? »

Le Sgen souhaite que la nouvelle ministre s’attache à la mise en œuvre des réformes amorcées dans le cadre de la refondation de l’école impulsée par Vincent Peillon en 2012. Parmi les transformations nécessaires, la réforme du collège, « maillon souffrant du système scolaire », tarde à voir le jour. « Va-t-on enfin avoir en 2014 la réforme du collège maintes fois reportée ? Elle semble s’être perdue dans les sables, s’étonne Frédéric Sève. Les personnels sont en demande. » Idem pour le bilan de la situation du lycée, censé être remis au printemps 2014, mais qui n’a toujours pas vu le jour. Dans l’enseignement supérieur, deux dossiers doivent être traités dans les mois à venir : la carrière des enseignants chercheurs et la gouvernance dans le supérieur, où se poursuit le mouvement de regroupement des universités.

Enfin, Frédéric Sève a tenu à alerter sur le profond malaise dont souffrent notamment ceux qui exercent dans le premier degré. Un malaise ancien, selon le secrétaire général du Sgen, dû à un manque de reconnaissance, fréquemment exprimé. La rémunération des professeurs des écoles reste inférieure à celle de leurs collègues du secondaire, avec un écart de rémunération de 15 à 28% selon l’ancienneté. Toujours dans le premier degré, le Sgen tient à ce que soit abordée la question des effectifs, autant pour la qualité des conditions de travail des enseignants que pour favoriser les apprentissages des élèves.

mneltchaninoff@cfdt.fr