Retraites complémentaires, un projet d’accord soumis à signature

Publié le 18/03/2013
La septième séance de négociation sur les retraites complémentaires des salariés du privé (Arrco et Agirc) aura permis d’aboutir à un projet d’accord qui est aujourd’hui soumis à la signature des organisations syndicales.

Le Bureau national de la CFDT se décidera le 20 mars. Jusqu’à présent, seule la CGT s’est, sans surprise, déclarée résolument opposée à un tel accord le soir même.

Décidée en urgence pour faire face à la dégradation financière des régimes due à la crise, cette négociation a été particulièrement difficile. Les partenaires sociaux devaient en effet s’entendre sur des mesures d’économie à court terme afin d’apporter une bouffée d’oxygène aux régimes. Durant toutes les séances de négociation, les discussions auront porté sur le niveau des efforts à fournir et leur répartition entre retraités, salariés et entreprises. Le projet d’accord qui se trouve aujourd’hui sur la table fait donc figure de compromis améliorant partiellement les comptes.

Une faible revalorisation

Il est ainsi prévu que les pensions soient revalorisées en deçà de l’inflation pendant trois ans. En 2013, les pensions Arrco seront donc relevées de l’inflation moins 0,75 point (soit 0,8 % au 1er avril) et celles de l’Agirc de l’inflation moins 1 point (soit 0,5 %). En?2014 et 2015, les pensions des deux régimes seront relevées de l’inflation moins 1 point. Les entreprises et les salariés participeront avec une hausse de cotisation de 0,1 point en 2014, et de nouveau 0,1 point en 2015.

Ces mesures, dites conservatoires, ne règlent pas le problème du financement des régimes sur le long terme. Dans un avenir pas si lointain, d’autres décisions devront être prises, qui dépendront en partie des évolutions du régime général des retraites.

jcitron@cfdt.fr