Retraites complémentaires, la négo au point mort

Publié le 19/02/2013
La cinquième séance de négociation, qui a eu lieu le 14 février, n’a pas permis de faire avancer le dossier des retraites complémentaires. La délégation patronale s’est contentée de reformuler les propositions mises sur la table lors de la précédente rencontre (le 6 février).

Pour faire face à la dégradation financière des régimes, la délégation patronale propose toujours une moindre revalorisation des pensions Arrco et Agirc (valeur de l’inflation moins 1 point) entre 2013 et 2017 avec une clause de réexamen au second semestre 2015. En ce qui concerne les cotisations, elle accepte une augmentation progressive du taux d’appel entre 2015 et 2020, mais à condition qu’une réforme de la protection sociale réduise les prélèvements sociaux sur les entreprises. Elle souhaite également que le montant des pensions de réversion soit calculé en fonction de la durée effective du mariage.

 La CFDT veut protéger les retraités fragiles

La proposition de la CFDT d’épargner les basses pensions des efforts à fournir s’est vu opposer un refus de principe du patronat, qui veut préserver au maximum la contributivité des régimes complémentaires. La CFDT conteste avec force l’idée que les régimes complémentaires n’auraient pas à se préoccuper des basses pensions. Ils consacrent d’ailleurs déjà une part élevée de leurs prestations à des éléments de solidarité (majorations par enfant, pensions de réversion, etc.). « La situation actuelle de l’Arrco et de l’Agirc exige de renforcer les redistributions en direction des retraités fragiles afin de les protéger », insiste le négociateur CFDT Jean-Louis Malys, qui espère que les discussions se débloqueront lors de la prochaine (et dernière ?) séance de négociation, le 7 mars prochain.

jcitron@cfdt.fr

photo : Olivier Clément