Retraites complémentaires, de profonds désaccords subsistent

Publié le 16/01/2013 (mis à jour le 23/01/2013)

La troisième séance de négociation sur les retraites complémentaires des salariés du privé (Arrco et Agirc) qui s’est déroulée le 15 janvier n’a pas permis de rapprocher des points de vue des participants.

Le projet de texte présenté par le Medef reste tout aussi inacceptable que sa précédente mouture. Le patronat persiste en effet à vouloir agir sur les bornes d’âges de départ sans décote, alors que la CFDT s’y oppose fermement.

Ne pas inverser les responsabilités

« L’âge de départ à la retraite à taux plein doit être fixé par le régime général, insiste le négociateur CFDT, Jean-Louis Malys. Lorsque le précédent gouvernement a fait voter les 62 ans, les régimes complémentaires se sont adaptés à la nouvelle législation. Il n’est pas question d’inverser les responsabilités en décidant de mesures d’âge plus dures que la législation actuelle. Le Medef tente par là de faire pression sur le gouvernement ce qui est, pour nous, inacceptable. »

Les deux prochaines séances de négociation, programmées les 6 et 15 février devraient permettre d’entrer nettement plus dans le vif du sujet. L’ensemble des partenaires sociaux s’accorde en effet sur la nécessité de prendre des mesures afin de faire face à la dégradation des comptes de l’Arrco et de l’Agirc. La question d’une sous-revalorisation des pensions par rapport à l’inflation devrait être au centre des discussions, comme celle d’une augmentation de cotisations. La CFDT exige que les efforts soient partagés, et qu’une attention particulière soit portée aux retraités les plus modestes.

Jérôme Citron