Le Grand Ouest s’engage pour le climat

Publié le 02/10/2015

À moins de deux mois de la Cop 21, le week-end du 26 et 27 septembre 2015 a marqué le coup d’envoi de la mobilisation de plusieurs grandes villes pour le climat. À Rennes, où se déroulait la manifestation baptisée « La pluie et le beau temps », le message était clair : il y a des solutions en région.

Devant un parterre d’élus, Jacques Ravaillault, directeur exécutif de l’action territoriale de l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) a donné le ton : « Quelle que soit l’issue de la Cop 21, rien ne se fera en matière de développement durable sans l’implication forte des territoires ». Une conviction partagée par les maires du Grand Ouest qui ont signé « L’Engagement des territoires pour le climat », avec l’objectif de réduire de 20% leurs émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2020.

Dans le « Village des solutions » installé sur l’esplanade Charles-de-Gaulle à Rennes, ils étaient invités à découvrir les idées et les réalisations d’une centaine d’exposants, entreprises et associations pour lutter contre le dérèglement climatique.

Parallèlement, des industriels et des élus locaux se sont rencontrés pour parler mobilité, développement de l’économie circulaire et énergies marines. Dans ce domaine, la Bretagne mise sur les ressources exceptionnelles de son territoire : avec ses 2 700 km de côtes, la région est l’une des quatre zones pilotes qui bénéficient du « Programme d’investissement d’avenir » lancé par l’État en 2010 pour l’implantation de parcs éoliens en mer. Elle pourrait dès 2020 prendre sa part dans le mix énergétique français, en produisant 1 000 mégawatts sur les 6 000 escomptés.

L’éolien en mer, des emplois d’avenir

Les parcs éoliens en mer représentent un gisement de 11 000 emplois que la CFDT, premier syndicat de salariés dans la région et partenaire de l’événement « La pluie et le beau temps », soutient depuis 2004, date à laquelle elle a créé un groupe de travail sur les énergies marines renouvelables. « Tous les acteurs travaillent ensemble afin de développer cette filière pour laquelle ont été identifiés 120 nouveaux métiers et des milliers d’emplois. Aujourd’hui, c’est du concret, les prototypes sont là. Ne ratons pas cette occasion de former ou de permettre à des salariés de se qualifier sur les métiers nouveaux », souligne Louis Baron, secrétaire régional de la CFDT-Bretagne. Il faut maintenant obtenir des garanties sur le calendrier de mise en œuvre et le déploiement du dispositif des formations pour éviter que certains métiers soient externalisés. Ces sujets ne seront assurément pas discutés lors des négociations internationales de la Conférence onusienne sur le climat à Paris mais bien ici, à l’échelle du territoire, avec les partenaires locaux.

cnillus@cfdt.fr