Marche en Nouvelle-Calédonie à l’appel de l’Usoenc pour sauver Vale Nickel

Publié le 16/09/2020

L’Union des syndicats des ouvriers et employés de Nouvelle Calédonie (Usoenc) appelle à une mobilisation ce jeudi 17 septembre pour tenter de sauver les 3 000 emplois menacés de Vale Nickel.

« La situation actuelle concernant le processus de rachat de Vale Nouvelle-Calédonie et l’avenir de l’usine du sud pourrait être catastrophique et désastreuse pour la Nouvelle-Calédonie », a estimé Milo Poaniewa, le secrétaire général de l’Union des syndicats des ouvriers et employés de Nouvelle Calédonie (Usoenc) lors d’une conférence de presse le 16 septembre. L’Usoenc, organisation avec laquelle la CFDT entretient une coopération étroite, appelle donc à une marche de soutien aux 3 000 salariés et sous-traitants de l’entreprise ce jeudi 17 septembre. Une délégation devrait rencontrer la présidente de la province sud au début de la marche et le cortège devrait défiler devant le siège de Vale une délégation ainsi que devant le Congrès où la délégation pourrait également être reçue. La marche se terminera devant le Haut-Commissariat, représentant l’Etat français.

Les syndicalistes de l’Usoenc réclament un délai supplémentaire de six mois pour permettre à l’entreprise de trouver un repreneur fiable. Sans cela, elle pourrait fermer à la fin de l'année. Ils rappellent que l’entreprise de Nickel est bénéficiaire depuis cette année et a produit près de 24 000 tonnes de nickel en 2019. Vale Nouvelle-Calédonie est détenue par le groupe brésilien Vale qui veut se désengager depuis décembre 2019. Depuis Vale Canada semblait en mesure de reprendre l’entreprise mais a renoncé au début septembre. Cette décision a fait l’effet d’un coup de tonnerre pour l’économie calédonienne à quelques jours du nouveau référendum (le 4 octobre) sur l’indépendance de l’île.

dblain@cfdt.fr