Les Atelières, la lingerie made in France

Publié le 18/04/2013

Alors qu’elles ont failli disparaître, faute de trésorerie suffisante, au début de l’année 2014, les Atelières semblent désormais sauvées, notamment grâce à une souscription populaire. Revivez cette aventure en photos.

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Photos : Olivier Clément

Qui aurait pu croire début 2012, alors que la confection française vivait une énième liquidation d’entreprise – celle de Lejaby –, que ce projet des Atelières serait possible ? Qui aurait défendu l’idée d’une entreprise de lingerie 100 % française, tandis que le secteur était soumis depuis des années à l’essorage des délocalisations ? Peu de monde en vérité. Pourtant, le projet a vu le jour, au terme d’une incroyable aventure, mêlant détermination, courage, intuition, innovation, réseau et énergie.
À l’origine du projet, une rencontre : celle de la flamboyante Muriel Pernin, directrice d’une agence de communication, touchée par le sort des ouvrières de Lejaby, avec la pétulante déléguée CFDT de Lejaby, Nicole Mendez. En quelques mois, elles ont réussi à convaincre un petit noyau de partisans du made in France : les futurs associés fondateurs de la SCIC (Société coopérative d’intérêt collectif) des Atelières. Elles ont bataillé et ferraillé pour imposer leur projet et trouver les financements. Elles ont innové. Notamment en lançant une souscription citoyenne sur Facebook, où chaque donateur envoie 10 €. Signe que leur combat a plu, elles ont récolté ainsi

plus de 85 000 €. Auxquels se sont ajoutés des fonds de la Caisse des dépôts, de la région et du fonds de revitalisation. Le 14 janvier 2013, la production démarrait. Et si la lingerie made in France pouvait renaître ? L’aventure, impensable il y a peu, est pourtant en train de s’écrire…

epriat@cfdt.fr