Les Alcatel-Lucent reçoivent le soutien de Laurent Berger

Publié le 25/01/2013
Le secrétaire général de la CFDT est venu soutenir les salariés d'Alcatel-Lucent rassemblés le 24 janvier devant l'Assemblée nationale pour protester contre le plan de restructuration du groupe.

Plusieurs centaines de salariés du groupe Alcatel-Lucent ont bravé le froid, ce 24 janvier 2013 pour manifester devant l’Assemblée nationale pour traduire leur l’inquiétude quant à l’avenir de leur entreprise, compte tenu des risques de démantèlement. En effet, l'équipementier télécoms a emprunté en décembre aux banques Goldman Sachs et Crédit Suisse, 1,615 milliard d'euros, garantis notamment par ses quelque 29 000 brevets.

Face à cette situation, la CFDT métallurgie considère que l’Etat doit mettre en place des mécanismes financiers d’aide visant à protéger les brevets et les actifs stratégiques, notamment par des garanties sur les taux d’intérêt et les frais financiers très élevés. La CFDT demande également à la direction du groupe de réviser son « plan performance » car celui-ci ne préserve pas les compétences de R&D capable d’apporter une réponse adéquate au plan numérique que le gouvernement compte annoncer en février prochain avec à la clé 300 emplois de R&D menacés dans le PSE en cours de discussion.

Laurent Berger, venu apporter son soutien aux manifestants a estimé qu'il n'était « pas possible d'engager les brevets d’Alcatel ». Le secrétaire général de la CFDT a également demandé au gouvernement « un plan numérique digne de ce nom en France », relayant ainsi les revendications portées par la CFDT d’Alcatel.

N. B.

Photo : Chambre noire