Pouvoir d’achat : de nouvelles mesures pour les salariés modestes

Publié le 21/08/2014 (mis à jour le 22/08/2014)

Le volet « pouvoir d’achat » du pacte de responsabilité, censuré dans sa première mouture début août par le Conseil constitutionnel, reposera finalement sur deux axes, a révélé le président de la République : une réforme du barème de l’impôt sur le revenu pour les premières tranches et la fusion de la prime pour l’emploi et du RSA (revenu de solidarité active) activité.

Ajoutées au projet de loi de finances 2015 – examiné dès la mi-septembre à l’Assemblée nationale –, ces mesures représenteront « une amélioration du pouvoir d’achat équivalente à ce qui avait été prévu initialement », soit 2,5 milliards d’euros, assure François Hollande. Les contours de la future « prime d’activité » restent à clarifier.

Réforme fiscale globale

Favorable à la simplification de ces dispositifs, « générateurs d’effets de seuil incompréhensibles pour les salariés, de difficultés d’accès et facteurs d’injustice », la CFDT a cependant défendu une réforme fiscale globale. La secrétaire nationale Inès Minin a mis en garde : « L’amélioration du pouvoir d’achat des salariés et des retraités ne peut durablement reposer sur la réduction des prélèvements fiscaux et sociaux. »

aseigne@cfdt.fr

   


PPE et RSA

La prime pour l’emploi est un crédit d’impôt versé aux salariés gagnant entre 0,3 et 1,25 Smic, l’année suivant leur activité. Le dispositif, d’un montant de 2,9 milliards d’euros par an, représente 36 euros par mois en moyenne pour 6,3 millions de foyers fiscaux. Le RSA activité est un complément de revenu versé aux plus de 25 ans gagnant entre 0 et 1,15 Smic, pour un montant de 1,5 milliard d’euros. 68 % des bénéficiaires potentiels n’y ont pas recours, vu sa complexité.

   


Photo © Marta Nascimento / Réa