Pacte de responsabilité : les branches doivent jouer le jeu !

Publié le 18/09/2014

« La bouteille est plus qu’à moitié pleine. » Le ministre du Travail s’est voulu résolument optimiste à l’issue de la réunion des 50 principales branches professionnelles sur leur mobilisation dans le cadre du pacte de responsabilité, le 10 septembre. La réalité est plus nuancée.

Selon François Rebsamen,« Trente-trois branches, représentant plus de 9 millions de salariés, ont mis le pacte à l’ordre du jour ; elles n’étaient que 25 en juillet ». Le ministre compte beaucoup sur « l’envie d’ouvrir des négociations » dans les branches qui sont, a-t-il souligné, « un échelon essentiel de régulation économique et social ». François Rebsamen a par ailleurs rappelé que les 41 milliards d’allégements de cotisations sociales et d’impôts du pacte de responsabilité constituent « un effort inédit » équivalant à 2 points de PIB, et donc « une occasion formidable de renouer avec les créations d’emplois ». Jugeant « pas possible » que 17 branches n’aient toujours pas abordé le sujet, le ministre a indiqué qu’un nouveau point serait fait début octobre, lors de l’installation par le Premier ministre du comité de suivi des aides publiques aux entreprises. « Il faudra alors que la mobilisation ait commencé partout pour aboutir à des accords », a prévenu François Rebsamen.

Urgence à s’engager

La CFDT s’est déclarée « moins enthousiaste » ; elle ne comptabilisait le 10 septembre que 26 branches ayant réellement engagé des négociations. Mais elle continue de clamer que « le patronat doit passer la vitesse supérieure », selon les propos de Laurent Berger, pour agir sur l’emploi tant quantitativement que qualitativement. Et la CFDT de rappeler : « L’urgence sociale et économique ne permet pas d’attendre plus longtemps que le patronat se mette en ordre de marche. » Une question de responsabilité.

aseigne@cfdt.fr