Pacte de responsabilité  : le secteur agricole s’engage à son tour

Publié le 15/04/2015

Un nouvel accord sur les contreparties au pacte de responsabilité vient d’être signé dans l’agriculture. Il prévoit 35 000 embauches en CDI par an, avec 15 000 créations nettes d’ici 2017.

Neuf mois de « négociations difficiles » auront été nécessaires pour aboutir à un accord sur les contreparties au pacte de responsabilité dans l’agriculture. Le texte a été signé le 15 avril par les sept organisations patronales du secteur (dont la principale est la FNSEA) et trois organisations syndicales (la FGA-CFDT, la CFTC-Agri et le SNCEA CFE-CGC) sur cinq. Le texte prévoit la création de 15 000 emplois d’ici 2017, avec un objectif de 35 000 CDI signés par an sur la période 2015-2017. « La FGA-CFDT a obtenu que les employeurs s’engagent à augmenter de presque 5 % le nombre d’emplois en CDI », explique le secrétaire national de la Fédération générale de l’agroalimentaire Éric Pommageot. Dans un secteur qui comptait 310 000 CDI en 2013, mais a brassé 1,6 millions de contrats et employé 1,2 millions de salariés, la déprécarisation de l’emploi et la transformation des CDD en CDI est une revendication de longue date de la FGA-CFDT. Le passage de 310 000 à 325 000 CDI à l’échéance de 2017 doit notamment s’appuyer sur le développement des groupements d’employeurs agricoles et ruraux (GEAR). Les partenaires sociaux s’engagement par ailleurs à maintenir le nombre d’alternants, avec la conclusion de 41 300 contrats d’apprentissage et 2 000 contrats de professionnalisation sur la période 2015-2017.

Un agenda social plus large

Le texte prévoit par ailleurs que des discussions s’engagent sur des mesures visant à renforcer l’attractivité du secteur : formation, logement, aide à la garde d’enfant, aide au permis de conduire et à l’achat d’un véhicule. Parallèlement à l’accord, un agenda social de négociations a été arrêté, sur le développement des actions sociales et culturelles, le logement, les classifications et l’apprentissage.

aseigne@cfdt.fr

© Stéphane Leitenberger/Réa

 Les autres branches à la traîne 
 

Dans les autres branches, « le compte n’y est pas ! », s’indigne la FGA-CFDT. En matière de négociations salariales, « tantôt, les propositions des employeurs ont été trop minimalistes, tantôt, la négociation sur les salaires n’a pas été ouverte » ou a abouti à un tassement des grilles salariales. Et à l’exception de l’agriculture, aucun accord de déclinaison du pacte n’a été conclu. La FGA-CFDT appelle le gouvernement à « dynamiser les négociations » dans la filière alimentaire.