Pacte de responsabilité : la métallurgie s’engage pour l’alternance

Publié le 22/10/2014

La branche de la métallurgie a conclu un accord déclinant le pacte de responsabilité. Le texte fixe des objectifs chiffrés pour l’alternance.

C’est la première déclinaison concrète de la feuille de route signée en mai 2014 dans le cadre du pacte de responsabilité dans la métallurgie. Le 21 octobre, l’UIMM (Union des industries et métiers de la métallurgie) a signé avec la CFDT et la CFE-CGC un accord sur l’alternance. Il « fixe des objectifs chiffrés pour l’insertion des jeunes dans la métallurgie », souligne Philippe Portier, secrétaire général de la Fédération des mines et de la métallurgie CFDT.

Engagements quantitatifs et objectifs qualitatifs

Le texte vise 46 000 alternants à l’horizon 2020, avec des points d’étape : 42 000 à la fin 2016 et 44 000 au 31 décembre 2018. « Ce chiffre volontariste s’appuie sur l’étude prospective de la branche métallurgie intégrant les aides liées au pacte de responsabilité et les perspectives d’embauches de la branche suite aux mobilités et départs en retraite devant intervenir à moyen terme », précise la CFDT-Métallurgie, qui signe ainsi le deuxième accord déclinant le relevé du conclusions du 5 mars 2014 relatif au pacte de responsabilité, après la chimie début juillet.

L’accord affiche par ailleurs l’« ambition de tendre vers un taux de 10 % de femmes apprenties contre 6 % en 2013 ». Aux engagements chiffrés s’ajoutent des objectifs qualitatifs : limiter le taux de rupture anticipée des contrats d’alternance à moins de 5%, porter le taux de réussite aux examens à plus de 85 % et atteindre un taux d’insertion sur le marché du travail de près de 85 %, dont 65 % de CDI à l'issue du contrat, « si les conditions économiques le permettent ».

D’autres déclinaisons attendues

La CFDT-Métallurgie s’est félicitée « de cette avancée bénéfique, tant pour les jeunes que pour les entreprises de la branche ». La feuille de route de la métallurgie, qui trouve là sa première traduction concrète, prévoit également que les partenaires sociaux se penchent sur la question des classifications et des qualifications, ainsi que sur le dialogue économique sur l’emploi au niveau national et dans les territoires.

aseigne@cfdt.fr