Pacte de responsabilité : la déclaration du Conseil national confédéral

Publié le 19/02/2014 (mis à jour le 25/02/2014)

Un pacte, ce sont des engagements réciproques, a rappelé le Conseil national confédéral au patronat et au gouvernement. « Le pacte de responsabilité doit reposer sur des engagements précis, une trajectoire définie, un dialogue social renforcé et une évaluation des résultats », souligne-t-il dans sa déclaration du 19 février.

Alors qu’une réunion des partenaires sociaux sur les contreparties au pacte est programmée le 28 février, la CFDT entend rappeler les conditions de son engagement dans la démarche proposée par le chef de l’État.

Une question d’engagements et de confiance

La première est la priorité absolue donnée à l’emploi. De réels engagements doivent être pris en termes de maintien et développement de l’emploi, de qualité de vie au travail, de montée en qualification des salariés. Une évaluation régulière devra vérifier que les marges données aux entreprises vont bien à l’investissement productif et social. La CFDT a réaffirmé que le pacte ne pourrait se traduire par une baisse du pouvoir d’achat des salariés ou une diminution du niveau de protection sociale. Enfin, le pouvoir d’achat des agents publics et la qualité de l’action publique ne pourront faire les frais des économies annoncées, juge la CFDT, qui appelle à un débat sur les missions de service public, en associant les agents. Dernier point, ce pacte doit être une méthode dont la clé est la confiance et le vecteur le dialogue social à tous les niveaux.

Par cette déclaration, le CNC rappelle que la CFDT prend ses responsabilités. « Elle attend de tous les acteurs, et en premier lieu du gouvernement et du patronat, qu’ils assument les leurs. »

aseigne@cfdt.fr