La chimie signe un pacte pour l’emploi

Publié le 15/07/2014

Après la métallurgie, le pacte de responsabilité se décline dans la chimie. La branche a signé un accord pour l’emploi, objectifs chiffrés d’embauche à la clé.

Priorité à l’emploi. Telle est la philosophie de l’accord pour l’emploi signé le 10 juillet par la Fédération chimie-énergie CFDT avec l’Union des industries chimiques, à l’issue d’une négociation entamée le 21 mai. La branche s’engage à recruter 47 000 personnes, principalement en CDI, d’ici 2017. Le secteur compte actuellement 158 000 salariés. « L’UIC nous proposait un objectif initial de 27 000 embauches sur trois ans alors que le nombre d’embauches lié au turn over de la branche était de 9 000 à 9 200 par an ces deux dernières années », commente Joanna Kerly, secrétaire fédérale en charge de la branche. C’est donc une vraie victoire pour la CFDT Chimie-énergie, première organisation syndicale de la branche et la plus investie dans la négociation que d’avoir atteint l’objectif qu’elle revendiquait.

Le nombre d’alternants sera par ailleurs porté à 5 000 par an d’ici 2017, celui de jeunes de moins de 26 ans accru de 10% et celui des personnes de plus de 50 ans porté à 26,5%. « C’est un ensemble d’engagements quantitatifs mesurables que les partenaires sociaux de la branche mettront en œuvre avec les entreprises entre 2015 et 2017 », se félicite Joanna Kerly.

Grilles de classifications et rémunérations

D’autres engagements visent à améliorer les conditions d’emploi et de travail dans les industries chimiques : création d’une bourse pour l’emploi et d’un parcours de formation facilitant l’insertion des jeunes dans l’entreprise, mesures sur la fin de carrière et la santé, accompagnement RH des TPE/PME. S’y ajoute « la volonté affichée de reprendre les éléments de la grille de classifications et de rémunérations pour la rendre plus attractive », souligne la CFDT-Chimie-énergie. Dans les douze mois suivant la signature de l’accord, l’UIC s’est engagée à revoir la structure salariale, alors que le dialogue social sur ce dossier est au point mort depuis 2006.

Autre avancée : la négociation sur le pacte de responsabilité a enfin permis de conclure un accord sur les contrats de génération. « C’est un point essentiel dans une branche où de nombreuses compétences ne peuvent être transmises que par l’accompagnement et le tutorat », explique Joanna Kerly. La fédération voit dans cet accord une nouvelle démonstration de « la plus-value d’un dialogue social de qualité qui conduit à des résultats concrets pour les salariés et pour l’emploi ».

aseigne@cfdt.fr

TÉLÉCHARGEMENT DE FICHIERS