La CFDT Transports dénonce le danger des microparticules dans le métro

Publié le 18/03/2013
« Mieux respirer est un droit… » : depuis plus de dix ans, la Fédération générale des transports et de l’équipement CFDT alerte employeurs et pouvoirs publics sur les dangers de l’exposition quotidienne aux microparticules dans l’ensemble des réseaux ferroviaires souterrains. Face à l’absence de réaction des entreprises exploitantes comme des ministères, la FGTE a décidé de hausser le ton en allant à la rencontre des usagers.

Le 13 mars à Toulouse, Lyon et Paris, des militants, arborant des combinaisons blanches et des masques à oxygène, ont tracté aux premières heures de la journée. Partout où il a lieu, le happening fait son petit effet, et la presse régionale a largement relayé les revendications de la CFDT. France 3 préparerait un sujet plus consistant sur ce sujet sensible… « La question des microparticules dans les transports en commun souterrains interpelle tout le monde, souligne Fabian Tosolini, secrétaire national de la fédération. Les tracts – rédigés en français et en anglais, pour ne pas oublier les touristes – rencontrent un véritable succès. »

Signe que ce sujet inquiète, il n’a pas été difficile de convaincre les adhérents de participer tôt le matin à cette opération coup de poing. « Nous sommes une trentaine à tracter, et je n’ai pas eu à insister pour réunir les troupes, explique Véronique Lenfant, du syndicat des cheminots de Paris-Est. Il y a un malaise chez les salariés, qui ne comprennent pas pourquoi la direction de la SNCF ne communique pas plus sur le sujet. Nous savons que des analyses ont été faites, mais nous n’arrivons pas à obtenir les résultats. » Le secrétaire général de la CFDT-RATP, Laurent Gardoni, a également mobilisé ses équipes dans le cadre de cette opération, et une alarme sociale a été déclenchée la veille afin d’avoir l’assurance de rencontrer la direction.

Une législation qu’il va falloir faire évoluer

Les revendications de la CFDT sont claires. La législation sur la qualité de l’air doit être modifiée. Il existe aujourd’hui deux normes : l’une protégeant les usagers ; l’autre, moins favorable, protégeant les salariés. Un distinguo jugé inadmissible. La fédération demande parallèlement un suivi particulier par la médecine du travail des salariés exposés. « La position des employeurs semble évoluer. En revanche, nous n’avons pas encore eu de signe encourageant du côté de l’État », analyse Fabian Tosolini, qui promet d’autres actions spectaculaires dans les prochains mois si rien ne bouge. Les usagers apporteront sans nul doute leur soutien à ce combat qui les concerne tout autant.

jcitron@cfdt.fr

Photos : Sébastien Calvet