La CFDT du groupe Vivarte refuse de valider le plan social

Publié le 28/08/2015

La CFDT du groupe conteste le motif économique du PSE et juge insuffisantes les mesures d’accompagnement obtenues. Le Syndicat CFDT des services de l’Indre engage une procédure contre le PDG et la directrice générale pour plusieurs motifs. Une grève illimitée a commencé ce lundi 31 août sur le site de Chateauroux. 

Contrairement aux autres organisations syndicales (CGT, FO, CFTC, CFE-CGC), la CFDT du groupe Vivarte (La Halle, André, Kookaï, Naf Naf, Minelli) refuse de signer le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) proposé par la direction. Ce plan prévoit le versement d’une indemnité de licenciement supralégale équivalant à un demi-mois de salaire ou 1 000 euros par année d’ancienneté. Les salariés licenciés toucheront la formule la plus favorable. Sur les mesures d’accompagnement, une enveloppe de 5,2 millions d’euros est dédiée à la formation permettant aux partants de faire une formation de 6 000 à 9 000 euros. Selon Jean-Louis Alfred, le délégué syndical central (DSC) de la CFDT, « ces mesures d’accompagnement sont au ras des pâquerettes. Vous avez déjà vu une formation longue qualifiante à 9 000 euros, frais de déplacement inclus ? Si l’administration du travail valide l’accord collectif, la CFDT engagera un recours contre ce PSE. »

La CFDT conteste également le motif économique du PSE, le groupe gagnant toujours de l’argent, les conditions de reclassement ainsi que les conditions discriminatoires du versement de l’indemnité supralégale. « Les salariés dont le poste est supprimé qui acceptent d’être reclassés en interne auraient plus d’avantages que les sortants », affirme le DSC CFDT. Cette injustice a conduit la CFDT du site de Chateauroux a appelé à une grève illimitée qui a commence ce lundi 31 août avec l'équipe de l'après-midi. Près de 80 % des salariés ont répondu favorablement à cet appel. 

Une procédure contre le PDG et la DG

Le plan social tel qu’il est prévu aujourd’hui conduirait à la suppression de 1 555 postes et à la fermeture de 190 magasins. « En réalité, ces 1 555 postes correspondent à 2 500 salariés licenciés, la plupart étant à temps partiel », explique Jean-Louis Alfred. Enfin, le Syndicat CFDT des services de l’Indre a engagé une procédure contre le PDG et la DG du groupe pour entrave à l’exercice du droit syndical, pour négociations en sous-main avec une élue locale du département de l’Indre et pour contestation du déroulement d’une élection ayant eu lieu au siège.

dblain@cfdt.fr