Un accord compétitivité emblématique chez Renault

Publié le 11/03/2013
Après des mois de négociation, la CFDT de Renault a décidé de signer l’accord compétitivité.

« Ce texte permet de préserver l’emploi et les sites industriels, explique le délégué syndical CFDT Fred Dijoux. En contrepartie des efforts demandés aux salariés, notamment en matière de temps de travail, la direction s’est engagée à garantir un niveau de production à même de pérenniser l’activité de l’ensemble des établissements. »

La direction doit corriger le tir

Si les militants ont pris leurs responsabilités, ils tiennent cependant à souligner que cet accord signe avant tout l’échec de la stratégie du groupe menée depuis plusieurs années. « Nous acceptons aujourd’hui de faire des efforts en matière de compétitivité coût parce que la direction a failli sur les autres dimensions de la compétitivité, explique Fred Dijoux. Elle doit à présent tirer les enseignements de la crise actuelle en donnant à la marque Renault les moyens de se développer. Cela passe notamment par une remise en question de sa stratégie low-cost et par une nouvelle approche de l’alliance avec Nissan. »

La CFE-CGC et FO ont fait savoir qu’elles signeraient cet accord. « Nous serons vigilants à ce que la nouvelle organisation du travail se mette en place avec la plus grande concertation dans les sites concernés, prévient la CFDT. L’augmentation du temps de travail qui vient d’être actée doit constituer l’occasion d’alléger les postes les plus durs. »

jcitron@cfdt.fr