Pétrochimie : 210 emplois supprimés chez Total Carling

Publié le 04/09/2013
Total a annoncé le 4 septembre 2013 la restructuration de sa plateforme pétrochimique de Carling, en Moselle. Dans un bassin d’emploi qui a payé un lourd tribut à la crise, 210 emplois vont être supprimés.

Nouvelle mauvaise nouvelle pour l’emploi dans la pétrochimie. Lors d’un comité central d’entreprise, le 4 septembre, Total a annoncé l’arrêt du deuxième et dernier vapocraqueur du site industriel de Carling (Moselle), d’ici la fin de 2015. 210 emplois seront supprimés par la même occasion, « sans licenciement », précise la direction.

      
      Jean-François Renucci, responsable
de la CFDT Chimie-énergie.
 

Cette unité sert à fabriquer de l’éthylène, matière première de nombreux plastiques, actuellement en surproduction en France, comme l’explique Jean-François Renucci, secrétaire général de la Fédération CFDT chimie-énergie.

160 millions d’investissements

Si l’annonce de Total n’est donc pas une surprise, la CFDT Chimie-énergie n’en a pas moins dénoncé  le manque d’anticipation et d’investissements de la part de la direction du groupe Total, dans une stratégie industrielle offensive, [qui] a conduit ce site à se dégrader plus rapidement dans un contexte économique difficile ».

Le site n'est pas pour autant condamné. La direction de Total va investir 160 millions d’euros, pour faire de Carling son centre européen de résines d'hydrocarbures et de polymère, avec des débouchés dans l'automobile, la matériel médical, les écrans tactiles, etc. Cela « offre des perspectives de développement industriel dans le bassin d’emplois lorrain et conforte l’alimentation en matières premières de ses principaux clients de proximité qui sont Ineos et Arkema », a acté la CFDT Chimie-énergie.

L’avenir du bassin d’emploi

Au-delà, c’est sur l’avenir même du bassin d’emploi que la fédération compte faire porter son action. « Le concept de mutualisation mis en place sur le bassin d’emplois de Lacq situé dans le sud-ouest de la France (Sogebi-Chempark) doit être source d’inspiration et devrait pouvoir trouver un terreau très favorable dans le bassin d’emplois lorrain fortement sinistré. » Dans ce bassin d’emploi, la mutualisation des services (médiaux, de restauration, etc.), des infrastructures et des recherches de financement a permis d’attirer de nouvelles activités.

Des secteurs sinistrés par la crise

Une fois de plus, la CFDT Chimie-énergie tente de relever le défi de l’emploi face à la crise, dans des secteurs que celle-ci n’a pourtant pas épargnés, comme le rappelle son secrétaire général, Jean-François Renucci.

aseigne@cfdt.fr

 "On parle beaucoup de Renault ou Peugeot. On parle moins des sous-traitants
de l'automobile."

 

photo : Fred Marvaux / Réa