Noël avant l’heure pour les 1 800 salariés de l’industriel Kem One

Publié le 23/12/2013

Neuf mois après la mise en redressement judiciaire du producteur de PVC Kem One SAS, un plan de reprise et de continuation a été validé le 20 décembre par le tribunal de commerce de Lyon. Un « cadeau » que les salariés n’osaient plus escompter.

« Nous sommes passés d'une période où nous risquions de nous retrouver en liquidation à cette possibilité de figurer parmi les premiers européens. » Rémy Lasnet, délégué CFDT, ne cachait pas son optimisme, au lendemain de la décision du tribunal de commerce de Lyon de valider la seule offre de reprise finalement en lice pour le producteur de PVC Kem One SAS, mis en redressement judiciaire le 27 mars dernier, soit huit mois à peine après la reprise de cet ancien pôle vinylique d’Arkema par l’investisseur américain Gary Klesch pour un euro symbolique.

Au terme de multiples rebondissements, l’industriel franco-autrichien Alain de Krassny présidera le nouvel holding, Kem One Group, détenu à parité avec le fonds d’investissement OpenGate Capital. Cela va « permettre de reconstituer l’ensemble de l’ancien pôle vinylique d’Arkema avec ses filiales Alphacan et Résinoplast », s’est félicité la fédération CFDT Chimie-énergie.

Mobilisation de tous

Les neuf mois d’attente auront été interminables pour les 1 800 salariés du groupe en France (2 600 dans le monde). Dans un communiqué, la CFDT Chimie-énergie a « remercié l’ensemble des salariés qui, par leur investissement et leur professionnalisme, ont permis de maintenir l’activité dans les différents sites, malgré un climat très incertain ». Plus largement, c’est la mobilisation de tous les acteurs – État, fournisseurs (Total, Arkema, EDF, Lyondellbasell), créanciers (Arkema, Total, EDF, Urssaf) – qui a permis cet heureux dénouement. La CFDT Chimie-énergie n’en reste pas moins prudente : « L’avenir des 1 800 salariés de Kem One Groupe est fragile et devra faire face à une conjoncture économique qui s’annonce difficile pour 2014. »

aseigne@cfdt.fr

photo © Stephane AUDRAS/REA