Avis de tempête sur le budget de l’armée

Publié le 03/04/2013
En dépit des annonces rassurantes du président de la République, la Fédération des établissements et arsenaux de l’État (FEAE) tire la sonnette d’alarme au sujet des orientations du Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale

Luc Scappini, le secrétaire général de la fédération, rappelle que « le ministère de la Défense représente 380 000 emplois pendant que les groupes industriels (DCNS, Nexter, MBDA, Thalès, EADS, Dassault Aviation) offrent près de 165 000 emplois directs et autant d’indirects. La sous-traitance concerne près de 4 000 PME-PMI réparties sur tout le territoire ». Ce sont ainsi plus 700 000 emplois qui sont en jeu. Les conséquences seraient désastreuses au-delà du périmètre des armées : « Un secteur industriel de Défense qui se recroquevillerait provoquerait dans le même temps des plans sociaux et l’arrêt de son implication dans des branches adjacentes, par exemple celle des énergies renouvelables, qui constituent pourtant l’une des pistes du “mix énergétique” vanté et attendu par tous. »

Bref, pour la CFDT-Défense, la situation est gravissime, comme le résume en une phrase lapidaire son secrétaire général : « Sabrer de nouveau dans le budget de la Défense, c’est non seulement un non-sens économique mais également un suicide industriel et social. » Dans un tel contexte, la demande de la CFDT-Défense, soutenue par la Confédération, d’États généraux de la Défense* est plus que jamais d’actualité.

nballot@cfdt.fr

Photo : Gilles Rolle /Réa

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