ArcelorMittal : Lis, un petit espoir pour la Lorraine ?

Publié le 23/04/2013
Ulcos est mort, vive Lis ! Ce nouveau projet de recherche (dont le sigle signifie Low Impact Steel), prend le relais d’Ulcos, comme cela a été annoncé le 22 avril à l’issue de la commission de suivi de l’accord gouvernement-ArcelorMittal signé en décembre 2012.

C’est une bonne nouvelle : en confirmant la mise en œuvre de ce projet de recherche – avec à la clé une réduction de 50 % des émanations de CO2 dans la production d’acier – et en multipliant par deux et demi le budget initial (désormais 32 millions d’euros, dont 13 millions versés par ArcelorMittal et 15 millions de l’État), cette décision donne des gages pour avancer sérieusement vers une sidérurgie propre en Europe. Il s’agit toujours d’une évolution technologique permettant le captage du CO2 sur les hauts-fourneaux, mais le volet stockage par enfouissement ne constitue pas la seule solution étudiée. Néanmoins, il subsiste une zone de flou autour de Lis : le lieu d’implantation d’un futur démonstrateur industriel, dont la CFDT-Métallurgie revendique l’implantation, au plus vite, sur le site de Florange. En outre, la CFDT regrette que le délai, fixé à six ans par ArcelorMittal, pour prendre la décision de construire ce démonstrateur reporte à 2018 le début des travaux. En tout état de cause, face au groupe sidérurgique, et vu le peu d’enthousiasme de son PDG, Lakshmi Mittal, pour ce projet, la FGMM-CFDT, dans un communiqué, a déjà affiché sa détermination à « veiller au respect des engagements pris par le gouvernement et ArcelorMittal ».

epirat@cfdt.fr

Photo : Réa