Revalorisation a minima pour les allocations chômage

Publié le 03/07/2019

Pas plus, pas moins. Comme en 2018, le conseil d’administration de l’Unédic réuni le 26 juin a abouti à une revalorisation des allocations au 1er juillet de 0,7 % adoptée par le seul vote du patronat. 

La CFDT – qui demandait 1,5 % d’augmentation eu égard à l’évolution des minima sociaux (+ 1,6 %), du Smic et de l’indice des prix à la consommation – s’est abstenue lors du vote, à l’instar de l’ensemble des organisations syndicales. « Au vu de la reprise économique, des annonces sur un retour à l’équilibre des comptes de l’Unédic [prévu pour 2020] et alors qu’avec la future réforme annoncée par le gouvernement des économies drastiques sont prévues par la diminution de leurs droits, les demandeurs d’emploi indemnisés ont aussi le droit de voir leur allocation chômage augmenter », précise Marylise Léon, secrétaire générale adjointe. Bien qu’en désaccord avec la proposition patronale originale (0,5 %) et le vote final, la CFDT a préféré l’abstention à un vote contre, « qui aurait entraîné un risque d’augmentation nulle, pénalisant les demandeurs d’emploi ».

94 % des chômeurs indemnisés concernés

Dans les faits, cette revalorisation devrait concerner la quasi-totalité des 2,6 millions de demandeurs d’emploi indemnisés par l’assurance-chômage, portant ainsi le montant de l’allocation minimale à 29,26 euros par jour. Les partenaires sociaux ont également revalorisé les allocations chômage de Mayotte, où de nouvelles d’indemnisation (issues de la convention Unédic du 24 mars 2016) sont applicables depuis le 1er mai. Dans ce département d’outre-mer où le taux de chômage atteignait 35 % en 2018, l’allocation minimale est portée à 14,62 euros par jour.

aballe@cfdt.fr