Assurance-chômage : La négociation est bloquée à cause du patronat

Publié le 14/02/2019

Au terme de la 9ème séance de négociation d’assurance-chômage, ce 14 février, les organisations syndicales dénoncent unanimement un blocage du patronat sur la question des contrats courts, qui a occupé l’intégralité de la réunion.

« Inconsistant, faible »…Au sortir de la 9ème séance d’assurance chômage, censée s’achever le 20 février prochain, la cheffe de file CFDT Marylise Léon ne cachait pas son agacement face à l’attitude du patronat, tant celui-ci refuse d’avancer sur les moyens de lutter contre le recours abusif aux contrats courts. « Ce soir, la négociation est bloquée. Elle ne continuera que si le patronat revient avec un dispositif comprenant une modulation des cotisations pour lutter contre les contrats courts », résume Marylise Léon.

 

Pour cette séance, la « première vraie séance de négociation » avancent certains négociateurs, les partenaires sociaux ont discuté du texte envoyé la veille, la principale proposition patronale (qui n’ait pas déjà été présentée lors de la séance du 22 janvier où était abordé le sujet pour la première fois) revenant à instaurer une prime de précarité sur les CDD d’usage, sans fixer de montant. A l’inverse, les syndicats veulent instaurer une modulation des cotisations, soit par le biais d’une cotisation dégressive (scenario présenté par la CFDT) soit par un bonus-malus (scenario FO) qui d’après l’Unedic serait favorable à 82% des entreprises. « Qui le patronat cherche-t-il à protéger? », s’interrogent les négociateurs syndicaux, pour qui le patronat doit maintenant revenir avec un mandat de négociation clair. « Si ils ont un mandat formalisant de manière suffisamment détaillée un dispositif de lutte contre les contrats courts, on reviendra le 20 février. Si rien ne se passe, on passera du blocage à l’arrêt de la négociation ». Dans ce cas, la CFDT demandera la réunion en urgence des partenaires sociaux au ministère du travail pour une réunion tripartite. Aujourd’hui plus que jamais, la balle est dans le camp patronal.

 aballe@cfdt.fr