“Nouveau” contrat de sécurisation professionnelle : la CFDT signe l’accord

Publié le 18/12/2014

Le Bureau national de la CFDT a décidé à l’unanimité, le 18 décembre, de signer l’accord sur le CSP (contrat de sécurisation professionnelle), ce dispositif de l’assurance-chômage à destination des licenciés économiques.

La CGT, la CFE-CGC et la CFTC (en attendant la décision de FO) ayant également ratifié le texte, le « nouveau » CSP – dispositif créé en 2011 pour les licenciés économiques des entreprises de moins de 1 000 salariés et sociétés en liquidation ou redressement judiciaire – entrera donc en vigueur le 1er janvier.

Sans remettre en cause le principe même du dispositif (dans un contexte de chômage massif, les 330 000 bénéficiaires annuels suffisent à prouver son utilité), le texte prévoit un certain nombre d’améliorations pour accroître son efficacité grâce à « une meilleure anticipation de l’entrée en accompagnement des licenciés économiques ». En ce sens, un « accès de droit aux formations éligibles au futur compte personnel de formation », première revendication CFDT, est institué. Parallèlement, le texte instaure un « CSP glissant » qui rallonge jusqu’à trois mois supplémentaires la durée du dispositif pour ceux qui retravailleraient dans les six derniers mois du CSP. Enfin, le texte créé une prime à la reprise d’emploi pour les bénéficiaires exerçant une activité de six mois au minimum (égale à 50 % des droits à allocation restant due). En contrepartie, le montant de l’allocation est ramené de 80 à 75 % du salaire journalier de référence, soit, in fine, une allocation tournant autour de 93 % du salaire net.

aballe@cfdt.fr

photo : © Réa