[Mise à jour] Assurance-chômage : la convention va entrer en vigueur le 1er juillet

Publié le 19/06/2014 (mis à jour le 20/06/2014)

Le gouvernement a agréé le 26 juin la convention assurance-chômage qui va permettre, dès le 1er juillet, aux demandeurs d’emploi de bénéficier de nouveaux droits obtenus par la CFDT. Les droits rechargeables seront effectifs au 1er octobre.
Cependant, les mesures décidées par Matignon sur les intermittents du spectacle, très onéreuses, ne répondent en rien aux enjeux de ce secteur.

« Cette convention met en place les droits rechargeables, obtenus par la CFDT. Elle prévoit une meilleure indemnisation, un meilleur accès à la formation et une meilleure sécurisation des parcours des plus précaires », se félicite Véronique Descacq, la secrétaire générale adjointe de la CFDT. En effet, « ce nouveau droit concerne tous les demandeurs d’emploi. 2,5 millions de personnes peuvent en bénéficier. Cela pourra permettre au million de chômeurs qui arrivent chaque année en fin de droit de prolonger leur indemnisation. » Une avancée d'autant plus bienvenue au moment où la barre des 5 millions de demandeurs d'emploi vient d'être dépassée en France.
Rappelant que comme le voulait la CFDT lors de la négociation, « l’ensemble de la convention vise à protéger les plus précaires avec des efforts demandés  répartis équitablement », la secrétaire générale adjointe se dit « satisfaite de l’agrément de cette convention. »

Secteur culturel : une mesure onéreuse et pas la hauteur des enjeux

Concernant les annexes 8 et 10, consacrés à l’indemnisation des intermittents du spectacle, la CFDT fait part de sa satisfaction suite à l’annonce par le Premier ministre de l’ouverture effective de « la concertation entre l’État, les régions, les acteurs du secteur culturel et les partenaires sociaux, qu’elle a obtenu dans l’accord du 22 mars ». Rappelant que la CFDT demandait une telle concertation lors de toutes les négociations sur l’assurance-chômage depuis 2003, Véronique Descacq, insiste sur le fait qu’« il est plus temps que l’État assume ses responsabilités dans le financement de la culture, la lutte contre la précarité et les abus de certains employeurs de ce secteur. »

Si la CFDT entend bien, comme elle l’a toujours fait, prendre toute sa place dans la concertation tripartite pour que l’État et les employeurs culturels assument enfin leurs responsabilités,Véronique Descacq pointe le désaccord de la Confédération avec le choix du gouvernement de compenser le différé d’indemnisation prévu pour les intermittents du spectacle. Cette décision rompt l’équité qui existait dans l’accord entre les différentes catégories de salariés.

nballot@cfdt.fr