Modernisation du dialogue social : la CFDT pose ses conditions

Publié le 01/10/2014

Plus connue sous le nom de « modernisation du dialogue social », la négociation sur « la qualité et l’efficacité du dialogue social dans les entreprises et l’amélioration de la représentation des salariés » doit s’ouvrir le 9 octobre.

Le Bureau national de septembre a clairement affirmé les trois objectifs de la CFDT : garantir la représentation effective de tous les salariés dès le premier salarié ; permettre aux instances représentatives du personnel (IRP) de s’emparer des questions socio-économiques de façon à anticiper les décisions et peser sur elles ; obtenir la reconnaissance du fait syndical dans et hors de l’entreprise.

Sortir des doubles discours

Alors que la question des seuils est portée en étendard côté patronal, la CFDT a réaffirmé que le sujet ne pouvait en aucun cas être la porte d’entrée de la négociation. « Au préalable de toute discussion, le patronat doit réaffirmer que le dialogue social est une plus-value et un levier de compétitivité des entreprises et non un mal nécessaire », a prévenu la secrétaire nationale Marylise Léon, chef de file de la délégation CFD*. « L’heure n’est plus aux doubles discours entre l’affichage du Medef et ces employeurs sur le terrain qui nous disent leur attachement à cette démarche. » Au-delà des déclarations de principes, la CFDT entend donc bien que la négociation procède avant toute chose à la définition des critères de la qualité et de l’efficacité du dialogue social. « C’est un diagnostic commun nécessaire avant de pouvoir espérer poursuivre la négociation. »

aseigne@cfdt.fr