La négociation sur le dialogue social joue les prolongations

Publié le 17/01/2015

Faute d’être parvenus à un accord au terme d’une journée et d’une nuit de négociation, les partenaires sociaux doivent se retrouver lors d’une nouvelle séance dans les prochains jours.

« Nous n’avons pas d’accord ce matin, mais la négociation n’est pas terminée », a résumé le négociateur patronal Alexandre Saubot, au terme d’une séance marathon de 18 heures qui n’aura pas permis de trouver le point d’équilibre entre partenaires sociaux dans la négociation sur le dialogue social. « Nous avons attendu toute la nuit un texte qui n’est jamais venu », a confirmé la chef de file de la délégation CFDT, Marylise Léon. Les points de blocage énoncés par les organisations syndicales demeurent, dans l’attente d’un nouveau projet de texte et d’une nouvelle séance de négociation, « dans les jours à venir ». Au matin du 17 janvier, aucune date n’avait encore été fixée.

Des questions aujourd’hui sans réponses

Des « points durs » demeuraient, tant sur la représentation des salariés des TPE que sur les modalités précises de fonctionnement de l’instance unique. Une chose est aujourd’hui acquise, celle-ci reprendra « l’intégralité des missions et prérogatives » des IRP. Mais nombre de points restaient en suspens : autonomie de négociation des délégués syndicaux, organisation des consultations de l’instance, maintien du cadre des expertises, etc. « Il nous est difficile de dire s’il y a eu des avancées en l’absence de texte. Nos questions restent entières », a indiqué Marylise Léon.

Le négociateur patronal restait optimiste sur l’issue de la négociation : « Nous avons fait beaucoup de chemin et nous sommes tout proches d’un accord, même si nous n’y sommes pas parvenus aujourd’hui. Mais la volonté patronale d’aboutir reste entière. » Côté CFDT, on ne cachait pas une certaine déception : « C’est dommage de terminer cette journée dans ces conditions sur une thématique comme le dialogue social. »

aseigne@cfdt.fr