Le sous-emploi progresse en Europe

Publié le 06/05/2013
Comme le chômage, qui atteignait fin mars un nouveau record en Europe (10,9%, soit 26,5 millions de chômeurs), le sous-emploi explose sur le vieux continent.

Depuis le début de la crise, la part des travailleurs à temps partiel désireux de travailler plus et disponibles pour le faire n’a cessé de croître (21,4% en 2012 contre 18,5% en 2008), note Eurostat dans son enquête annuelle sur les forces de travail. Au total, parmi les 43 millions de temps partiel que compte l’UE, 9,2 millions peuvent être considérées comme en situation de sous-emploi. Cette proportion augmente dans les pays où la part des personnes à temps partiel est la plus marginale : c’est le cas de la Grèce, où deux employés sur trois sont sous-occupés mais aussi de l’Espagne (55%). A l’inverse, les Pays-Bas, adeptes du temps choisi, comptent à peine 3% de salariés à temps partiel voulant accroître leur temps de travail, suivis de l’Estonie (8%) et de la République Tchèque (10%). La France se place elle au-dessus de la moyenne européenne, avec près d’un quart (24,7%) d’employés sous occupés, un chiffre stable par rapport à 2011.

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Photo : © Ian Hanning/ Réa