La CSI fixe ses objectifs pour les quatre prochaines années

Publié le 27/05/2014

Réunie à Berlin du 18 au 23 mai à l’occasion de son troisième congrès, la Confédération syndicale internationale (CSI) a adopté sa feuille de route pour les quatre années à venir. Une série d’amendements proposés par la CFDT y a été intégrée. 

Après une semaine riche en témoignages et en partage d’expériences de syndicalistes venus de tous les continents, les congressistes se sont réunis en séance plénière le 23 mai afin d’adopter une déclaration commune. Sharan Burrow, actuelle secrétaire générale de la CSI, a vu son mandat renouvelé pour une durée de quatre ans. Le Brésilien João Antonio Felicio, de la Centrale unique des travailleurs (CUT), a été élu président de la CSI par le conseil général qui s’est tenu à l’issue de la plénière.

Dans son préambule, la déclaration de la CSI fait état d’une grande préoccupation quant à « l’escalade des conflits dans le monde», et « l’incapacité à régler les conflits persistants. » Ainsi, la CSI mentionne l’occupation de la Palestine, et rappelle la déclaration faite au congrès de Vancouver en 2010, pour « la recherche d’une paix globale entre Israël et la Palestine fondée sur la coexistence dans un contexte de sécurité de deux États souverains, indépendants et viables ». L’organisation affirme également soutenir « toutes les parties concernées afin de résoudre le conflit du Sahara occidental. »

Les amendements de la CFDT approuvés

Les amendements déposés par la CFDT, débattus en plénière, ont tous été acceptés. Ils portent notamment sur « le soutien aux entreprises [qui] ne doit pas se faire au détriment de la protection sociale », « le développement des capacités de négociation collective pour réussir une intégration optimale de l’économique et du social », le combat contre « le blanchiment d’argent, l’optimisation fiscale et les paradis fiscaux, pratiques qui entravent un développement juste et la réduction des inégalités », ou encore le rôle des syndicats dans les pays émergents pour « promouvoir un développement inclusif ».

Démocratiser le syndicalisme international

LB Pleniere fin congres CSI OKLe souhait de voir évoluer le syndicalisme international vers plus d’efficacité a été formulé dans un amendement porté par la CFDT, en intersyndicale avec la CGT et la CFTC, et qui recommande entre autres de démocratiser et de décentraliser le fonctionnement du syndicalisme international. « Dénoncer les pratiques dans les pays où les droits fondamentaux sont bafoués, comme au Qatar, est une chose nécessaire, commente Laurent Berger. Mais au-delà de ce rôle de porte-voix, le syndicalisme international doit s’engager plus encore dans des actions concrètes, dans l’aide aux affiliés au niveau des organisations régionales comme la CSI Afrique ou Asie-Pacifique. Par ailleurs, nous nous réjouissons que la CUT, dont la vision du syndicalisme est proche de la nôtre, ait obtenu la présidence de la CSI pour le mandat qui s’ouvre », a ajouté Laurent Berger.

mneltchaninoff@cfdt.fr