[Vidéo] Les jeunes syndicalistes européens se mobilisent pour l’emploi

Publié le 12/11/2013
Le 12 novembre 2013, en parallèle de la conférence intergouvernementale pour l’emploi de qualité qui se tenait à Paris, des jeunes syndicalistes venus de toute l’Europe ont dit leur besoin d’emploi.

Face à la situation dramatique de l’emploi des jeunes, les États membres et les institutions européennes, réunis le 12 novembre à Paris, ont promis des actions immédiates pour endiguer leur taux de chômage et assurer une meilleure corrélation entre les formations et les besoins des entreprises. Sur les 6 milliards d’euros alloués sur deux ans dans le budget européen à la mise en place de la garantie pour la jeunesse, la France pourrait bénéficier d’une enveloppe de 600 millions d’aides à la création d’entreprise, à des formations qualifiantes pour les chômeurs ou au financement de la « garantie jeunes », déjà expérimentée dans dix départements où le taux de chômage des jeunes explose.

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      La manifestation des jeunes européens à Paris le 12 novembre

Au même moment, une centaine de syndicalistes européens rejoints par le Forum européen pour la jeunesse organisaient un rassemblement à proximité de l’Élysée – où François Hollande recevait plusieurs d’entre eux – afin de rappeler l’urgence de passer à la vitesse supérieure. Leur slogan, Stop talking, act now (« Cessez de parler, agissez maintenant »), et les prises de parole successives relatant la détresse de quelque 6 millions de jeunes chômeurs européens auront-ils été entendus ? « Un premier pas a été fait avec l’attribution de ces 6 milliards. Mais il est très en deçà des 21 milliards d’euros estimés par l’Organisation internationale du travail comme nécessaires pour les seuls pays où le taux de chômage des jeunes dépasse 25 %. Aujourd’hui, certains pays s’engagent vraiment, d’autres pas du tout. Donner un élan européen n’exempte pas chaque État de ses responsabilités nationales, à savoir quels investissements mettre en œuvre pour l’accès des jeunes à un emploi durable et de qualité », martèle Inès Minin, responsable jeunes CFDT.

Thiébaut Weber, président du comité jeunes de la CES (Confédération européennes des syndicats), a relayé auprès du président de la République l’appel de toute une génération qui se sent aujourd’hui abandonnée. « Nous appelons de nos vœux une Europe sociale qui prenne ses responsabilités en matière sociale et d’emploi, et pas seulement budgétaire. Cette Europe-là, c’est l’Europe que l’on veut voir résonner dans le quotidien de millions d’Européens. »

aballe@cfdt.fr

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