[Congrès de la CES] A Vienne, Laurent Berger promeut le Pacte du pouvoir de vivre

Publié le 23/05/2019

Dans un échange sur à la transition juste, le secrétaire général de la CFDT appelle à lier réponses structurelles et mesures concrètes pour les travailleurs, en mobilisant l’ensemble des acteurs.

Comment parvenir à un nouveau paysage économique socialement durable? Avec quels moyens ? Quels acteurs, sociaux ou autres, devons-nous mobiliser ? Ces questions – qui ont trouvé un écho en France avec le Pacte du pouvoir de vivre – ont été évoquées en présence de Laurent Berger dans une rencontre organisée en marge des travaux du congrès par l’Institut syndical européen ETUI. « Il y a 20 ans, la question environnementale était une préoccupation sociétale, lointaine, admet le secrétaire général de la CFDT. Aujourd’hui, les travailleurs sont impactés quotidiennement par cet enjeu, qui consiste à concilier la fin du monde avec la fin du mois, et nous oblige à allier réponses structurelles et solutions concrètes pour les travailleurs ». En France, 19 organisations syndicales et environnementales ont signé début mars un manifeste de 66 propositions pour répondre à l’urgence sociale et écologique. A l’heure de sa déclinaison concrète dans les territoires, ici à Vienne, l’idée d’un pacte social et écologique plaît.

Dans les échanges, la fiscalité, les investissements et les politiques énergétiques arrivent en tête des pistes sollicitées par les participants au débat pour parvenir à une transition juste. Quant aux acteurs à mobiliser, les principaux choix penchent plutôt pour l’Etat, le mouvement associatif et, dans une moindre mesure, les employeurs. Pourtant, « aucune anticipation ne peut faire l’économie du dialogue social, prévient Laurent Berger.  Bien sûr, nous devons interpeller les employeurs, car ils restent nos interlocuteurs privilégiés

Mais il appelle également le mouvement syndical dans son ensemble (et au niveau national les organisations affiliées) à réfléchir, avec d’autres, aux moyens d’accompagner les salariés et citoyens dans cette transition juste. « Nous avons gagné la bataille idéologique mais il nous reste à donner les outils pour accompagner ces transitions, dans les entreprises, dans les territoires, pour ne pas rester au milieu du gué ».

Les secteurs impactés sont nombreux : centrales à charbon, industries manufacturières, entreprises automobiles… « Les profondes inquiétudes face à ces transitions dans certains secteurs nous obligent à faire des propositions qui redonnent de l’espoir et des perspectives. C’est ce que contient notre Pacte du pouvoir de vivre ». Avant de conclure. « Pourquoi ne pas pousser cette idée à l’échelle européenne ? »

aballe@cfdt.fr