Les employeurs publics doivent faire mieux pour protéger les agents

Publié le 13/11/2020

Télétravail, personnes vulnérables, contractuels… étaient à l’ordre du jour de la visioconférence hebdomadaire sur le suivi de la situation signataire entre les organisations syndicales et la ministre de la transformation et de la Fonction Publique, Amélie de Montchalin, du 12 novembre.

Si des progrès sont constatés en matière de travail à distance, le compte n’y est toujours pas. « Comment ne pas être surpris de voir la fonction publique si réticente à faire mieux quand la ministre du Travail menace le secteur privé de sanctions ! », interroge Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques. Ainsi dans les préfectures, moins de 20 % des personnels sont en télétravail, contre un objectif affiché de 40 % pour le ministère. Au ministère des Affaires Etrangères, à Nantes, seulement 35 % des agents sont équipés pour le télétravail. Dans les collectivités territoriales, les administrations ou les établissements publics, partout un constat continue de s’imposer : les employeurs publics doivent faire mieux ! La CFDT a donc rappelé -une nouvelle fois – à la ministre la nécessité d’un cadrage plus contraignant.

La situation des contractuels est préoccupante

La CFDT Fonctions publiques a également alerté sur la réalité des agents contractuels. Il est urgent que des recommandations soient adressées aux employeurs pour que ceux-ci ne mettent pas fin aux contrats et les reconduisent s’ils arrivent à terme. « La nouvelle phase de confinement alimente la montée des inquiétudes sur ces agents, souvent les plus précaires. » Enfin, alors que la circulaire relative aux personnes vulnérables est en parue le 10 novembre, la CFDT Fonctions publiques regrette le temps perdu depuis août. Elle déplore que le texte reste silencieux sur la question des proches de personnes vulnérables. Elle souligne aussi le manque de clarté sur la question des déplacements domicile/travail. « Nous demandions des éléments plus clairs, et notamment une participation de l’employeur en cas de préconisation du médecin du travail pour éviter les transports en commun. »

glefevre@cfdt.fr