Le Sgen-CFDT à l’offensive pour la revalorisation des salaires,

Publié le 20/09/2019

Le dossier de la rémunération des personnels figurait en tête de l’ordre du jour de la conférence de presse de rentrée du Sgen-CFDT, le 10 septembre. La question se pose avec une acuité nouvelle dans la perspective de la réforme des retraites et d’un alignement des régimes. 

Pour éviter que les agents soient pénalisés par la fin de la référence aux six derniers mois, le rapport Delevoye prévoit d’intégrer les primes des fonctionnaires dans le calcul des pensions. Or la part des primes dans le salaire des enseignants est minime. Selon l’OCDE, la rémunération des enseignants serait en outre inférieure de 7 % à la moyenne des pays de l’OCDE en début de carrière et de 22 % en milieu de carrière. Le ministère, lui, estimait à 2 380 euros le salaire net moyen en 2016.

Du discours aux actes

Le Sgen constate de son côté une baisse de salaire de 20 % entre 1982 et 2018 pour un professeur certifié avec dix ans d’ancienneté et alerte sur un décrochage du pouvoir d’achat. Aussi, l’annonce à la fin de l’été d’une augmentation annuelle de 300 euros – stricte application d’une mesure du protocole parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR) initié lors du précédent quinquennat – paraît loin du compte.

« Nous avons entendu les propos réitérés du président de la République et du gouvernement sur le fait que la réforme des retraites s’accompagnerait d’une revalorisation de la rémunération des enseignants, souligne Catherine Nave-Bekhti, secrétaire générale du Sgen-CFDT. Mais nous appelons à un travail avec les organisations syndicales sur toutes les rémunérations, de tous les personnels, enseignants, médecins scolaires et administratifs. » Le moment semble, il est vrai, plus propice au dialogue avec, depuis le début de l’été, un ministre « affirmant une posture nouvelle et faisant plus de place au dialogue social dans ses discours, admet Catherine Nave-Bekhti. Nous ne donnons pas un blanc-seing pour autant. Ce que veulent les collègues, c’est du concret ».

mneltchaninoff@cfdt.fr