Hôpital de Blois

Publié le 20/11/2018 (mis à jour le 22/11/2018)

Des conditions de travail adoucies

«Enfin un syndicat qui vient nous poser des questions ! » En 2015, les 2 700 agents du Centre hospitalier Simone-Veil de Blois ont salué l’enquête menée par la CFDT qui visait à mieux cerner le vécu et les attentes des agents. Les conclusions de cette étude – qui ont pointé une surcharge de travail, des changements de planning à la dernière minute, une impossibilité de poser des jours de congé, des difficultés à concilier vie professionnelle et personnelle, etc. – ont alimenté le cahier revendicatif que l’équipe CFDT a porté auprès de la direction. Une négociation s’est ensuivie, qui a débouché sur un accord qualité de vie au travail, signé en 2016.

La surcharge de travail, à défaut d’être endiguée, est à présent reconnue et rémunérée. « Une des mesures les plus appréciées des agents a été le paiement de 3 000heures supplémentaires sur les six premiers mois de 2018, ce qui correspond à 200 000euros », précise Sébastien Callue, l’un des négociateurs.

D’autres innovations viennent adoucir le quotidien des personnels soignants, administratifs, techniques ou ouvriers. Salles de bien-être, ateliers culinaires, cours de gym, séances de relaxation permettent de décompresser… Dans cet environnement majoritairement féminin, une attention particulière a été portée aux aménagements de postes pour les femmes enceintes.

« Le travail des aides-soignantes ou des infirmières est physiquement pénible, explique le syndicaliste. Des postes adaptés, de préférence au sein du même service, permettent à celles qui le peuvent de travailler jusqu’au début de leur arrêt maternité. » La section a également obtenu que les femmes enceintes, qui bénéficient à partir de leur troisième mois de grossesse d’une heure par jour d’allégement de leur temps de travail, puissent cumuler ces heures sur une journée. Mesure suggérée par
les principales concernées : une salle d’allaitement permet aux mères de retour de congé maternité de tirer leur lait
en toute sécurité. « Si nous avons pu faire avancer tous ces projets, c’est parce que nous sommes majoritaires à l’hôpital », souligne Sébastien. En 2014, la CFDT avait pris la première place avec 52 % des voix. Une position qu’elle espère renforcer encore en 2018. 

mneltchaninoff@cfdt.fr