Fonctions publiques : Un rendez-vous pour rien

Publié le 21/12/2018

Tous les agents publics, fonctionnaires et contractuels, attendaient beaucoup du rendez-vous fixé le vendredi 21 décembre par le secrétaire d’État auprès du ministre de l’Action et des Comptes publics Olivier Dussopt. Quelques heures après l’adoption par l’Assemblée nationale des mesures d’urgence censées répondre à la crise des gilets jaunes, cette rencontre devait préciser leurs modalités d’application dans la fonction publique. Déception.

« Le gouvernement est resté sur des positions qui étaient connues de tous avant la réunion, regrette Mylène Jacquot, la secrétaire générale de la CFDT Fonctions publiques. Nous appelions au lancement d’une négociation salariale début 2019 et à une ouverture sur l’attribution d’une prime exceptionnelle. Il est incompréhensible que le gouvernement la réclame au privé et s’en exonère en tant qu’employeur ! »

L’incapacité du gouvernement à entendre les agents

Aucune de ces demandes n’a été satisfaite. Vendredi matin, Olivier Dussopt s’est contenté de confirmer qu’1,5 million d’agents bénéficieront bien de la défiscalisation des heures supplémentaires à compter du 1er janvier 2019, que la revalorisation de la prime d’activité concernera également 600 000 fonctionnaires et contractuels et que la suppression de la hausse de la CSG s’appliquera aussi aux retraités de la fonction publique dont la pension est inférieure à 2000€. Pour le reste, il a fait la sourde oreille. « Ce qui nous inquiète, c’est cette incapacité du gouvernement à entendre nos revendications et à les resituer dans le cadre d’un dialogue social apaisé avec les organisations syndicales représentatives. C’est signal très négatif ». La CFDT n’entend pas en rester là. Elle réfléchira secteur par secteur aux modalités les plus appropriées pour relancer un dialogue aujourd’hui au point mort.

dprimault@cfdt.fr