CNRS

Publié le 20/11/2018 (mis à jour le 22/11/2018)

Un régime indemnitaire plus juste

Lorsqu’en 2016 apparaît le RIFSEEP (régime indemnitaire des fonctionnaires de l’État), désignant le nouveau dispositif indemnitaire devant remplacer la plupart des primes et indemnités existantes dans la fonction publique, la CFDT du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) décide de promouvoir ce nouveau barème en faveur de l’augmentation du pouvoir d’achat des agents. « Nous étions les seuls à le défendre alors que celui qui prévalait depuis cinquante ans était opaque, inégalitaire et largement à la tête du client », souligne Yannick Bourlès, secrétaire général du Sgen-CFDT Recherche EPST. « Pourtant, on nous a accusés de défendre un système “pourri”, d’être les suppôts de la direction. »

Parce que ce dispositif adosse pour une petite partie les primes à la fonction occupée et à l’engagement professionnel des agents plutôt qu’au corps ou au grade, les autres organisations syndicales criaient à la casse du service public. Résultat : les chercheurs de catégorie A +, qui ont été exemptés de ce système parce qu’ils ne voulaient pas que leur hiérarchie intervienne dans le calcul de leurs primes, sont aujourd’hui pénalisés. Inversement, grâce à ce nouveau système, les ingénieurs et les techniciens ont vu leurs primes augmenter de 12 % en moyenne cette année.

cnillus@cfdt.fr