Pouvoir d’achat : les agents publics mobilisés le 10 octobre

Publié le 20/09/2017 à 14H10
"J’augmenterai votre pouvoir d’achat, comme celui des salariés d’entreprise : vous paierez moins de cotisations et votre salaire net augmentera d’autant." Cette promesse d’Emmanuel Macron adressée par lettre aux agents publics en avril dernier n’a cessé d’être contredite depuis. 

Entre le gel du point d’indice en 2018, le rétablissement du jour de carence et les incertitudes sur le respect du calendrier du protocole Parcours professionnels, carrières et rémunérations (PPCR), les annonces du gouvernement semblent avoir pour seul but de réduire le pouvoir d’achat des agents publics. À cela s’ajoutent les actuelles propositions pour compenser la hausse de 1,7 % de la contribution sociale généralisée (CSG). Les agents, du fait de leur statut, ne pourront pas bénéficier du coup de pouce au pouvoir d’achat représenté par la suppression des cotisations maladie et chômage bénéficiant aux salariés du privé. Le 13 septembre, lors d’un groupe de travail préparatoire au rendez-vous salarial du 10 octobre, le ministère de l’Action et des Comptes publics a proposé aux organisations syndicales un scénario associant la suppression de la contribution exceptionnelle de solidarité de 1 % et une indemnité compensatrice. Cette dernière serait dégressive et s’appliquerait uniquement aux agents en place au 1er janvier 2018. La CFDT a regretté que la piste d’une solution indiciaire n’ait pas été retenue. Les propositions du ministère ont été unanimement rejetées et les neuf organisations syndicales de la fonction publique – CFDT-Fonctions publiques, CGT, FO, Unsa, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP – appellent à se mobiliser le 10 octobre selon des modalités à définir localement.

Absence de perspectives

« Au-delà de la seule question de la CSG, nous notons l’absence totale de perspectives, regrette Mylène Jacquot, secrétaire générale de la CFDT-Fonctions publiques. Les seules mesures annoncées sont de nature à déstabiliser la confiance que peuvent avoir les agents publics envers leur employeur. Nous demandons que soit respecté l’engagement présidentiel sur l’amélioration du pouvoir d’achat des agents et que le calendrier d’application de PPCR, qui comprend la tenue chaque année de rendez-vous salariaux, soit observé. Nous devons passer à une phase plus positive, travailler par exemple à la construction d’un accord triennal sur la rémunération. » C’est le message que portera la CFDT-Fonctions publiques le 10 octobre.

mneltchaninoff@cfdt.fr

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