Les enjeux de la négociation sur CDI intérimaire

Publié le 23/04/2013
La négociation sur le CDI intérimaire, entamée le 1er mars dernier, est à un tournant. Lors de la troisième séance, le 19 avril, les organisations syndicales ont affiché un front uni pour exiger une clarification du mandat patronal. Pour rappel, l’Ani du 11 janvier prévoit que le secteur de l’intérim échappe à la surtaxation des contrats courts, à condition de créer un CDI intérimaire et de sécuriser les parcours de l’ensemble des intérimaires.

« C’est ce volet qui nous intéresse, car le CDI intérimaire ne va concerner qu’une minorité », explique le secrétaire général de la Fédération des Services, Gilles Desbordes. Seuls 10 % des 500 000 intérimaires en bénéficieraient. « La CFDT veut un dispositif de droit commun, qui respecte et les règles du CDI et la législation sur le travail temporaire. » Les discussions achoppent sur la rémunération : congés payés, intermissions, égalité de traitement.

Mais pour la CFDT-Services, le principal enjeu est d’augmenter la durée d’emploi des autres intérimaires. La durée moyenne des missions est inférieure à 9 jours, un quart durant moins d’une journée. La CFDT a proposé d’instaurer une durée minimale de mission ou une contribution supplémentaire pour les durées très courtes. Elle veut aussi éviter que les intérimaires en CDI ne « vampirisent » la formation au détriment des autres, et porte des revendications pour les personnels permanents du travail temporaire.

aseigne@cfdt.fr