Inquiétudes et grève chez SFR

Publié le 22/05/2015

Alors que le groupe Altice-Numéricable rachète un nouvel opérateur aux Etats-Unis, les salariés français de SFR se mobilisent pour faire face à une détérioration de leurs conditions de travail et pour le maintien de l’emploi.

Semaine chargée pour les télécoms ! Sur le plan économique, la semaine aura été marquée par le rachat de l’Américain Suddenlink par Altice-Numéricable et par l’accord entre les quatre opérateurs français pour achever la couverture en 3G de l’ensemble du territoire national. Mais sur le plan social, les salariés du secteur des télécoms, et en particulier ceux de SFR, auront fait entendre leur mécontentement. Lundi 18 mai, l’intersyndicale CGT-CFDT-Unsa a appelé à une grève de deux heures. Elle a été suivie par 1 800 salariés ce qui constitue un bon résultat pour une entreprise peu encline à ce genre de protestation.

Inquiétude concernant l’emploi

Motif de la grogne des salariés : les inquiétudes liées à la boulimie d’acquisition du patron de d’Altice-Numéricable et le départ de 250 salariés (sur 8 500) depuis novembre 2014, date du rachat de SFR. L’acheteur s’était pourtant engagé à maintenir les emplois pendant au moins 36 mois. La grève avait pour but d’attirer l’attention du gouvernement qui avait alors surveillé de près l’opération de rachat et les engagements des repreneurs.

De plus, le malaise s’amplifie chez les salariés. Les syndicats observent une détérioration des conditions de travail : pression pour changer de poste, mobilités forcées, non-paiement de prestataires, harmonisation des statuts entre les deux entreprises au point mort, baisse du pouvoir d’achat, etc. De plus, le rachat de l’Américain Suddenlink ne lasse pas d’inquiéter. Le groupe Altice a déjà accumulé une dette de 27 milliards. La CFDT de SFR se demande comment Altice va s’y prendre pour rembourser tout cet argent.

dblain@cfdt.fr