Formation professionnelle : les divisions patronales pèsent sur la négo

Publié le 06/11/2013
Membre de l’équipe de négociation sur la formation professionnelle, le secrétaire national Marcel Grignard fait le point sur les discussions en cours.

Comment résumer la quatrième séance de négociation sur la formation professionnelle du 5 novembre ?

Cette séance a été compliquée du fait, en particulier, de la division patronale qui laisse entières certaines questions de fond qu’il faudra pourtant traiter dans cette négociation comme la prise en charge spécifique des entreprises de moins de 300 salariés. Malgré tout, le texte global présenté par le Medef depuis deux rencontres constitue la structure possible d’un accord. Pendant la séance, la CFDT et les autres organisations ont d’ailleurs pu insister sur les points manquants de ce texte qui est loin de constituer un accord en l’état.

Comment la CFDT aborde la prochaine séance le 21 novembre ?

La CFDT souhaite avancer sur les points clés de cette négociation, notamment sur le lien entre la reconnaissance des compétences acquises par le salarié dans l’entreprise et leur formation professionnelle.

Nous devrons ainsi préciser l’articulation entre le plan de formation dans l’entreprise, qui doit viser à adapter le salarié au poste de travail tout en améliorant ses compétences, et le rôle du compte individuel de formation, qui doit être de la responsabilité unique des salariés. Cette discussion doit permettre de réaffirmer le rôle des représentants des salariés et de la négociation collective dans le domaine de la formation professionnelle.

Quels sont les obstacles à lever pour que la discussion avance significativement lors des prochaines séances de négociation ?

Pour l’essentiel, les obstacles sont aujourd’hui du côté patronal. Si les déclarations du Medef paraissent aujourd’hui globalement en phase avec les demandes de la CFDT, le patronat doit passer d’un accord de principe dans le discours à des engagements clairs dans un texte. Si tel est le cas, on peut espérer que le débat entre délégations patronales et organisations syndicales permette d’avancer.

Propos recueillis par jcitron@cfdt.fr