Avant-projet de loi El Khomri : rassemblés et déterminés

Publié le 12/03/2016

Les rassemblements du 12 mars ont atteint leur objectif : dire la détermination des organisations signataires de la déclaration du 3 mars à faire bouger l’avant-projet de loi El Khomri en profondeur.

#FautQueCaBouge. C'est sur ce mot d'ordre que quelque 120 rassemblements partout en France ont réuni plusieurs milliers de personnes à l'appel de la CFDT, la CFE-CGC, la CFTC, l'Unsa et la Fage pour dire leur détermination à obtenir des modifications « substantielles » de l'avant-projet de loi El Khomri.

Le secrétaire général de la CFDT a rappelé les cinq points en cause : le retrait du plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif, la révision du périmètre d'examen des conditions du licenciement économique, le retour au droit actuel sur la partie temps de travail en l'absence d'accord, le mandatement pour négocier un accord en l'absence de représentation syndicale au lieu de la décision unilatérale de l'employeur et des droits supplémentaires ajoutés au compte personnel d'activité comme la généralisation du compte épargne-temps et des droits supplémentaires à formation pour les précaires.
« Il y a eu le temps de la concertation. Maintenant est venu celui de la décision. Au gouvernement de répondre à nos exigences. Sinon, nous nous mobiliserons sans état d'âme », a asséné Laurent Berger, rappelant la conviction de la CFDT : « Entre le statu quo et la doxa libérale qui veut faire croire que pour lutter contre le chômage, il faut faciliter les licenciements, il y a une autre voie, celle du dialogue social et de la sécurisation des salariés. C'est le progrès social ! »

aseigne@cfdt.fr

     
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