3 169 300 demandeurs d’emplois en France

Publié le 27/02/2013
Pour le 21ème mois consécutif, le chômage poursuit sa hausse. Au-delà de la crise, la moitié est due à des effets statistiques.

L’accalmie aura été de courte durée. En janvier, le nombre de demandeurs d’emploi a atteint 3 169 300, son plus haut niveau depuis le pic historique de janvier 1997 (3 205 300). Si aucune catégorie n’est épargnée (43 900 catégorie A, 60 000 toutes catégories confondues), l’ampleur de ces résultats est pour partie liée aux nouvelles règles de gestion des radiations de Pole emploi, qui suspendent le versement des allocations à la date de notification auprès du demandeur d’emploi de sa radiation. La CFDT avait exigé dès mars 2012 la suppression d’une rétroactivité jugée inacceptable, et avec elle les obligations de remboursements des allocations perçues (indus). Corrigé de cet effet statistique, le nombre de chômeurs pour le mois de janvier tombe donc à  22 800 en catégorie A (36 800 pour les catégories A, B et C).

Un marché du travail figé

Une fois de plus, les chômeurs de longue durée sont les plus touchés par la conjoncture économique atone, faite d’une absence de croissance qui s’éternise et d’un marché du travail de plus en plus figé. Le nombre de demandeurs d’emplois inscrits depuis plus d’un an atteint 1 847 500 ; c’est 230 000 de plus en un an (+13,9%). Une situation qui pour la CFDT rend « inenvisageable toute hypothèse de baisse des allocations des demandeurs d’emploi ».

Derrière ces chiffres, la CFDT pointe la multiplicité de « réalités très difficiles, sur le plan économique, mais aussi sur le plan social et humain ». Elle juge par ailleurs insuffisant « le nombre d’embauches supplémentaires effectuées au sein de Pole emploi au regard de l’augmentation du chômage  (+29% de dossiers traités en 2012)  et du besoin d’accompagnement des demandeurs d’emploi de longue durée ».

aballe@cfdt.fr