Sommet de la Terre : Economie verte et gouvernance mondiale au menu de Rio + 20

Publié le 11/06/2012 à 00H00 (mis à jour le 19/06/2012 à 16H05)
Une délégation CFDT participera aux différents travaux du Sommet, aux côtés du mouvement syndical international mais aussi de la société civile. <br>Retrouvez le Sommet en direct dans la rubrique dédiée.</br>

« En vingt ans, de nombreux pays ont pris conscience de l’importance du  développement durable qui était alors un sujet nouveau», reconnaît Patrick Pierron, secrétaire national, qui conduira la délégation CFDT, lors du prochain sommet de la terre à Rio de Janeiro au Brésil du 20 au 22 juin prochain. Au rang des évolutions positives depuis le premier Sommet de Rio en 1992, le syndicaliste cite : « La mise en place du Giec (groupe d’experts internationaux sur le climat), les études sur l’impact du C02, sur la calotte glacière, etc. J’inclus également la prise en compte de la montée de la pauvreté due aux exodes liés aux inondations, aux tsunamis, aux catastrophes naturelles qui rendent instables certaines régions du monde ».

Mais dans le même temps, les engagements pris lors de ce premier sommet de la Terre tels que moins 20 % de gaz à effet de serre, moins 20 % de consommation d’énergie fossile, plus 20 % d’énergies renouvelables, n’ont guère été respectés. « Si beaucoup de pays s’affichent en faveur d’un nouveau modèle de développement, nombreux sont ceux qui restent arc-bouter sur leurs ressources, sur des critères économiques et financiers qui ne prennent pas en compte toute la dimension du développement durable. »

Le Sommet de Rio + 20 sera centré sur deux axes principaux : le développement d’une économie verte et d’emplois verts et la mise en place d’une gouvernance mondiale du développement durable. Deux sujets qui intéressent fortement la délégation CFDT, composée de représentants de fédérations et de la confédération, qui prendra part aux débats. Sur la gouvernance mondiale, le débat est ouvert entre ceux qui veulent une organisation mondiale du développement durable et ceux qui veulent la limiter à un élargissement de l’organisation actuelle, le PNUE, programme des Nations unies pour l’environnement. « Evidemment, si la Chine et les Etats-Unis refusent d’entrer dans ce débat, il n’aura qu’un effet limité », commente le syndicaliste.

 « Quelles sont les énergies respectueuses de l’environnement ? Quelle gestion des ressources dans le temps ? Comment aide-t-on les pays émergents à accéder aux nouvelles technologies moins polluantes ? Quels indicateurs de croissance, de richesse, de bien-être social doit-on adopter ? sont les questions que se poseront les participants aux ateliers sur la transition énergétique de ce sommet.

La CFDT participera à ce sommet à travers plusieurs événements. Elle sera présente lors de l’assemblée générale des syndicats de la Confédération syndicale internationale (CSI). Elle contribuera aux dernières négociations avant le sommet à travers le comité 4D, dirigé par Pierre Radanne, expert en environnement. Elle participera à des ateliers dans le cadre du Sommet des peuples organisé par la société civile.