Rencontre avec le Premier ministre : la CFDT expose ses attentes

Publié le 14/04/2014

Lors de sa première rencontre avec le nouveau Premier ministre, Laurent Berger lui a fait part des attentes de la CFDT concernant le pacte de responsabilité, le pouvoir d’achat, y compris celui des fonctionnaires, ou encore la baisse des dépenses publiques.

La prise de contact entre le nouveau Premier ministre et la CFDT s’est produite le 11 avril. L’occasion pour Laurent Berger, qui menait la délégation confédérale, de préciser à Manuel Valls les principales attentes de la CFDT à un moment où « la gravité de la situation de l’emploi et l’état des finances publiques font obligation d’engagements et de résultats concrets ». Rappelant que « la CFDT a fait de l’emploi sa priorité », comme en témoigne sa signature au bas des récents Ani sur la sécurisation de l’emploi, la qualité de vie au travail, la formation professionnelle ou, plus récemment, sur l’assurance-chômage, le secrétaire général de la CFDT a insisté sur la fermeté dont doit faire preuve le gouvernement à l’égard du patronat quant au respect des engagements pris à travers ces accords et le relevé de conclusions du pacte de responsabilité.

La CFDT exigeante et vigilante

Sur ce dernier point, cela signifie pour la CFDT un suivi régulier, par l’observatoire national tripartite, de la trajectoire de mise en œuvre progressive de la baisse des prélèvements pour les entreprises, mais aussi de l’utilisation à bonne fin par les entreprises du CICE et de l’ensemble des aides de l’État dont bénéficient les entreprises.

Face à la baisse du pouvoir d’achat, qui « constitue une préoccupation majeure d’un grand nombre de foyers », il a appelé le gouvernement à apporter des réponses en particulier aux plus modestes, notamment par la mise en œuvre du plan de lutte contre la pauvreté. De même, la CFDT sera exigeante en ce qui concerne le pouvoir d’achat et les conditions de travail des fonctionnaires.

Enfin, Laurent Berger a rappelé au Premier ministre que, « pour la CFDT, il est hors de question qu’il y ait un moratoire sur la mise en place du compte pénibilité, comme le réclame le patronat », en instant sur le fait qu’il s’agit d’une « mesure de justice sociale actée dans la loi ».

nballot@cfdt.fr