Rapport du Giec : la CFDT réaffirme ses priorités

Publié le 07/10/2013
À l’occasion de la présentation du cinquième rapport du Giec (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) et dans la perspective de la conférence mondiale Paris Climat 2015, le Quai d’Orsay organisait, le 30 septembre dernier, une journée de débats consacrés au rôle de l’action politique, pour « passer des données scientifiques » à de réelles stratégies permettant d’éviter un désastre écologique.

Patrick Pierron, secrétaire national, représentait la CFDT pour y redire ce qui fait l’essentiel de la position et des convictions de la Confédération. À différents niveaux. L’acteur syndical a déjà un rôle prépondérant à jouer au sein de l’entreprise. La définition de nouveaux modes de production – moins énergivores et rejetant moins de gaz à effet de serre (GES) – ne doit pas être une prérogative de la direction, qui fixerait seule les nouvelles règles de la stratégie d’entreprise ; le dialogue social doit être élargi à toutes les thématiques concernées par les évolutions liées à la transition énergétique : réflexion sur les évolutions de la stratégie, évolution des emplois, impact en termes de reconversion et de formation professionnelle des salariés… Rappelons notamment que lors de la dernière conférence environnementale, la CFDT avait proposé que les institutions représentatives du personnel (IRP) aient des prérogatives en matière d’environnement.

     
      La Présentation du rapport du Giec au Quai d'Orsay

Nécessaire justice sociale dans la transition énergétique

Cette dynamique de dialogue, la CFDT la souhaite la plus large possible. L’acteur syndical ne doit pas être le seul interlocuteur, mais agir et s’impliquer avec d’autres partenaires (ONG, associations…). C’est en ce sens que la CFDT travaille depuis de longues années. C’est aussi de cette manière partenariale qu’elle souhaite travailler à la préparation de la conférence Paris Climat 2015.

Enfin, étant donné les enjeux aux échelles européenne et internationale (comme la construction d’une politique européenne de l’énergie), c’est aussi là que doit se situer l’action syndicale ; notamment en jouant un rôle d’alerte pour que, dans cette transition écologique qui s’amorce, les conséquences sociales (précarité énergétique, par exemple) soient prises en compte et atténuées. La transition énergétique et le développement durable doivent s’accompagner de justice sociale.

epirat@cfdt.fr