Prélèvement à la source, n'oublions pas les agents

Publié le 10/09/2018

Les doutes publics du président de la République et la parution d’une note confidentielle de la DGFiP (Direction générale des finances publiques) ont suffi à placer le prélèvement à la source de l’impôt sur le revenu au centre de l’actualité

« Certes, la suppression du décalage d’un an entre l’encaissement des salaires par les contribuables et le paiement de l’impôt est une véritable modernisation », consent Denis Grégoire, secrétaire général de la CFDT-Finances. Mais la fédération aurait préféré que le gouvernement fasse le choix préalable de rendre cet impôt plus progressif et individualisé. Car si le prélèvement à la source permet de supprimer le décalage d’un an entre la perception des revenus et leur imposition, le calcul de l’impôt, lui, ne change pas.

Trois ans d’investissement

Dans le même temps, « la simplicité du prélèvement à la source affichée par la communication du ministère contraste avec les centaines de pages d’instructions pour le mettre en place et la complexité des travaux informatiques, insiste Denis Grégoire. Les doutes sur la capacité des services à résoudre les bugs informatiques ont été mal ressentis par les agents qui depuis trois ans, se sont investis dans ce projet gigantesque ». La CFDT-Finances, régulièrement interpellée sur le climat anxiogène qui règne chez les agents chargés de renseigner les usagers (à l’accueil, sur les plateformes téléphoniques…), veillera au grain.

nballot@cfdt.fr